Ouais, un palu par mois c'est comme si c'était réglé comme les menstruations!!!
En effet, hier, j'ai reçu un deuxième diagnostic de goutte épaisse positif (que j'appelle maintenant goutte "conne" étant donnée qu'elle est toujours positive)!
J'ai donc commencé un nouveau traitement hier soir: 4 petites pilules jaunes le soir et le matin pendant 3 jours. Ce n'est pas la fin du monde, mais c'est juste un peu tannant car à travers les effets secondaires du traitement, j'ai des symptômes de palu. Un beau méli-mélo de sensations... pas très cool!
Alors, d'ici à notre retour, je devrais être dé-parasitée, car le médecin nous a dit à Claude et moi (elle m'accompagne aussi dans la maladie!!!): "Il ne faut pas niaiser avec le palu!" Alors, sur ces mots, je vais aller me mettre du chasse-moustique!!!
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jeudi 18 juin 2009
Marina*
Marina, c'est le nom d'un téléroman mexicain qui passe à tous les soirs à la télé nationale de 19h15 à 19h45, sauf quand il y a du foot... Dans ma famille malienne, c'est le moment où tout le monde se réunit dans le salon pour regarder religieusement les aventures de Marina, Ricardo et Chuy...
Si on compare cette émission à celles du Québec, on pourrait dire que c'est un "Virginie" un peu plus sentimental et surtout mal traduit. Je me surprends même à vouloir le regarder à tous les soirs et si par malheur je manque un épisode, je demande à un de mes frères de me raconter ce qui s'est passé!
Je suis devenue tellement accro que, lorsque je suis allée souper chez Claude cette semaine, j'ai fait la demande spéciale de mettre la télé au poste qui diffuse Marina. Je crois que je deviens peu à peu malienne...
Si on compare cette émission à celles du Québec, on pourrait dire que c'est un "Virginie" un peu plus sentimental et surtout mal traduit. Je me surprends même à vouloir le regarder à tous les soirs et si par malheur je manque un épisode, je demande à un de mes frères de me raconter ce qui s'est passé!
Je suis devenue tellement accro que, lorsque je suis allée souper chez Claude cette semaine, j'ai fait la demande spéciale de mettre la télé au poste qui diffuse Marina. Je crois que je deviens peu à peu malienne...
jeudi 11 juin 2009
Ma famille!*
MAIMOUNA :
• Maman de quatre enfants ;
• veuve depuis quelques années ;
• mère adoptive d’une toubabou ;
• cuisinière pour l’ASDAP et évènements d’envergure.
SATOUROU :
• Sœur née en 1983 ;
• mariée depuis peu ;
• travaille à la Banque de Développement du Mali (BDM) et au comptoir de transferts de fonds Western Union ;
• très gentille et généreuse (elle m’a prêté un cellulaire).
LADJI :
• Frère né en 1984 ou 1985 ;
• chômeur à la recherche d’emploi ;
• timide, mais très très sympathique, il est venu me voir à la clinique médicale alors que j’accompagnais notre douce accompagnatrice là-bas. Il est aussi venu voir le match de foot avec nous.
BOIS alias ERNEST :
• Frère né en 1986 ou 1987 ;
• fait un stage comme douanier aux douanes situées au milieu de nulle part à côté du rond-point de la tour d’Afrique*.
• il m’a invité à prendre le thé avec ses amis au début du séjour ;
• il est réservé, mais fort gentil.
PAPOU :
• Frère né en 1989 ou 1990 ;
• va au lycée Excellence à côté de l’ASDAP ;
• il termine bientôt l’école pour faire son BACC (ce n’est pas la même chose qu’au Québec) ;
• il m’a fait visiter les alentours de Faladié le week-end passé. Nous sommes même allés dans la tour d’Afrique ;
• il a toujours l’air de bonne humeur et est très souriant. Il est aussi serviable, à son affaire et discret.
Il y a aussi les bonnes. Elles sont quatre à se répartir les tâches domestiques. Elles commencent à travailler très tôt le matin et terminent assez tard. Elles rient toujours de moi lorsque je leur parle en bamanakan. Nous communiquons surtout avec des signes car elles ne parlent pas français.
C’était donc un petit aperçu de ma famille malienne ; à tous les jours, j’apprends un peu plus à les connaître.
* Expliquez-moi ça, des douanes en pleins milieu du territoire malien, tout près du centre-ville de Bamako…Les douanes ce n’est pas aux frontières ça ???
• Maman de quatre enfants ;
• veuve depuis quelques années ;
• mère adoptive d’une toubabou ;
• cuisinière pour l’ASDAP et évènements d’envergure.
SATOUROU :
• Sœur née en 1983 ;
• mariée depuis peu ;
• travaille à la Banque de Développement du Mali (BDM) et au comptoir de transferts de fonds Western Union ;
• très gentille et généreuse (elle m’a prêté un cellulaire).
LADJI :
• Frère né en 1984 ou 1985 ;
• chômeur à la recherche d’emploi ;
• timide, mais très très sympathique, il est venu me voir à la clinique médicale alors que j’accompagnais notre douce accompagnatrice là-bas. Il est aussi venu voir le match de foot avec nous.
BOIS alias ERNEST :
• Frère né en 1986 ou 1987 ;
• fait un stage comme douanier aux douanes situées au milieu de nulle part à côté du rond-point de la tour d’Afrique*.
• il m’a invité à prendre le thé avec ses amis au début du séjour ;
• il est réservé, mais fort gentil.
PAPOU :
• Frère né en 1989 ou 1990 ;
• va au lycée Excellence à côté de l’ASDAP ;
• il termine bientôt l’école pour faire son BACC (ce n’est pas la même chose qu’au Québec) ;
• il m’a fait visiter les alentours de Faladié le week-end passé. Nous sommes même allés dans la tour d’Afrique ;
• il a toujours l’air de bonne humeur et est très souriant. Il est aussi serviable, à son affaire et discret.
Il y a aussi les bonnes. Elles sont quatre à se répartir les tâches domestiques. Elles commencent à travailler très tôt le matin et terminent assez tard. Elles rient toujours de moi lorsque je leur parle en bamanakan. Nous communiquons surtout avec des signes car elles ne parlent pas français.
C’était donc un petit aperçu de ma famille malienne ; à tous les jours, j’apprends un peu plus à les connaître.
* Expliquez-moi ça, des douanes en pleins milieu du territoire malien, tout près du centre-ville de Bamako…Les douanes ce n’est pas aux frontières ça ???
Ode à la crème glacée*
Une petite gâterie à la fin de la journée de travail, ça fait toujours du bien...
Comme si on ne pouvait pas avoir la paix avec la maladie, je me retrouve maintenant avec un rhume en Afrique! En effet, depuis 2 jours, j'ai mal à la gorge, je tousse et je mouche... Ce n'est pas dramatique comme maladie, mais seulement désagréable.
Pour me remonter le moral et pour le plaisir des papilles, je suis partie avec Claude et Lucie en sotrama en direction de Badalabougou (un quartier près du pont et pas trop loin de Faladié). Petite surprise: le sotrama n'arrêtait pas réellement à Badalabougou, mais continuait vers le pont du roi Fahd d'Arabie Saoudite, c'est-à-dire en direction du centre-ville. Le prentikè nous a donc laissé au bord de la route en nous indiquant qu'il fallait descendre la colline. Après quelques dérapages "contrôlés", nous sommes arrivées au bon endroit. Claude et moi sommes allées à l'Azar (un supermarché extra cool avec plein de bonnes affaires plus ou moins abordables) et Lucie est allée voir ses chers amis à la clinique Guindo pour régler quelques formalités.
Ensuite, nous nous sommes rencontrées au restaurant Amandine pour une succulente coupe glacée à 3 boules (chocolat, café et straciatella)! Un pur délice pour l'âme et un véritable soulagement pour la gorge irritée. Bien repues, Claude et moi sommes rentrées à la maison en sotrama et Lucie est allée voir son ami Baba.
Laissez-moi vous dire qu'une si petite chose peut provoquer un si grand bien-être! Vive la crème glacée!
Comme si on ne pouvait pas avoir la paix avec la maladie, je me retrouve maintenant avec un rhume en Afrique! En effet, depuis 2 jours, j'ai mal à la gorge, je tousse et je mouche... Ce n'est pas dramatique comme maladie, mais seulement désagréable.
Pour me remonter le moral et pour le plaisir des papilles, je suis partie avec Claude et Lucie en sotrama en direction de Badalabougou (un quartier près du pont et pas trop loin de Faladié). Petite surprise: le sotrama n'arrêtait pas réellement à Badalabougou, mais continuait vers le pont du roi Fahd d'Arabie Saoudite, c'est-à-dire en direction du centre-ville. Le prentikè nous a donc laissé au bord de la route en nous indiquant qu'il fallait descendre la colline. Après quelques dérapages "contrôlés", nous sommes arrivées au bon endroit. Claude et moi sommes allées à l'Azar (un supermarché extra cool avec plein de bonnes affaires plus ou moins abordables) et Lucie est allée voir ses chers amis à la clinique Guindo pour régler quelques formalités.
Ensuite, nous nous sommes rencontrées au restaurant Amandine pour une succulente coupe glacée à 3 boules (chocolat, café et straciatella)! Un pur délice pour l'âme et un véritable soulagement pour la gorge irritée. Bien repues, Claude et moi sommes rentrées à la maison en sotrama et Lucie est allée voir son ami Baba.
Laissez-moi vous dire qu'une si petite chose peut provoquer un si grand bien-être! Vive la crème glacée!
lundi 8 juin 2009
Chez les Malinké, à Siby*
Tel que promis, il y a de cela quelques temps, je vous raconte la fin de semaine que nous avons passée lors de notre mi-stage. Il est possible que je répète un peu ce que les autres ont déjà raconté... car ça m'a pris du temps avant de trouver les mots pour vous raconter notre périple.
Samedi le 30 mai
Nous sommes partis le matin en sotrama de la tour d'Afrique vers le centre-ville de Bamako pour prendre un second sotrama en direction de la route de Guinée. Nous sommes arrivés à Siby en fin de matinée et un monsieur bien gentil nous a conduit au campement Kamadjan pour qu'on puisse déposer nos effets et réserver nos chambres. Les gens du campement nous ont accueilli chaleureusement et nous ont fait visité les petites cases rondes en banco avec des toits de chaume. Nous avons choisi de prendre 2 cases qui avaient chacune 3 lits simples et des moustiquaires. Les douches et les toilettes étaient en plein air, c'est-à-dire sans toit! Sur le site du campement, il y avait également des plates-formes en bois pour installer des matelas et dormir à la belle étoile. Une fois nos bagages déposés, nous sommes allés au marché de Siby avec ses étalages de produits locaux, babioles de toutes sortes et tissus colorés. Le marché de Siby est en fait le plus grand marché de la région du Mandé.
Le Mandé est la terre natale du grand Soundjata Keita, fondateur de l'empire du Mali qui, dit-on, est disparu en 1255. Il se serait noyé dans le fleuve Niger et se serait ensuite réincarné en hippopotame, signifiant MALI en bambara. Le Mandé est aussi une région où sont exploitées les ressources aurifères. Ce sont principalement les Malinké, peuple d'agriculteurs et de chasseurs, qui habitent cette région assez fertile.
Après le marché, nous sommes allés faire une randonnée pour nous rendre à la grotte de Fanfaba avec un guide fort sympathique, Noumouké. Il nous a raconté l'histoire de la grotte dans laquelle coule perpétuellement une source d'eau. Au temps de la guerre avec les Peuls, les femmes et les enfants de la région se cachaient à l'intérieur de la grotte pour se protéger des attaquants. Les arbres camouflaient l'entrée de la grotte, ce qui la rendait invisible. Aussi, les pythons, oui, oui, les serpents..., protégeaient l'entrée de la grotte.
Au retour de la randonnée, nous sommes arrêtés au restaurant La Calebasse pour nous reposer et prendre des rafraîchissements. En fin de compte, nous sommes restés là toute la soirée et nous avons mangé un coucous aux légumes incroyablement bon! L'ambiance était extra: relaxe et agréable (avec un peu de musique). Seule chose, le service était très long... En effet, du moment où nous avons commandé à celui où nous avons reçu notre plat, 2 bonne heures se sont écoulées. Mais, l'attente en valait la peine... Puis, comme il faisait bien chaud dans nos petites cases au campement, nous avons été quelques-uns à dormir sous les manguiers et le ciel étoilé.
Dimanche le 31 mai
Nous nous sommes levés très tôt dimanche pour partir en randonnée avant que la chaleur ne s'installe. Nous avons déjeuné sur le bord de la route dans une "gargotte". Puis, nous sommes partis en randonnée botanique avec Noumouké jusqu'à l'arche de Kamadjan. Selon la légende, Kamadjan, qui était un guerrier de Soundjata Keita, aurait percé la montagne d'un coup de poing pour montrer sa force et son courage. Nous nous sommes aussi rendus à un endroit dans un contrefort de la montagne où des sacrifices d'animaux étaient et sont encore perpétrés, car les gens pratiquent encore les rites animistes. Le paysage si beau... comme en témoignent les photos que nous avons mises sur le blog.
Au retour de la randonnée, nous nous sommes reposés. Puis, nous sommes retournés au restaurant La Calebasse pour célébrer le 25e anniversaire de Claudia. Ce fut une soirée bien agréable! Cependant, au cours de la nuit, Katia et moi nous sommes faites réveiller par David qui a été malade à côté de nous. Il n'a pas été capable de se rendre à la toilette à temps! Beurk! Ce fut assez pour me donner mal au coeur à mon tour... mais mon estaomac s'est replacé et j'ai pu me rendormir. Par contre, au milieu de la nuit, j'ai été reveillée par des éclairs et le tonnerre qui semblaient se diriger vers nous. Nous avons alors rentré notre matelas et moustiquaire dans la case et avons tenté de dormir. Il faisait tellement chaud!
Lundi 1er juin
Après la nuit de sommeil chambardée par l'indigestion de David et l'orage qui se préparait à nous tomber sur la tête et qui, finalement est passée ailleurs, nous avons décidé de prendre la journée relaxe. David a dormi tout l'avant-midi et les filles ont jasé sous un manguier... C'était vraiment chill! Pendant que David dormait, nous sommes allées à La Maison du karité où nous avons vu comment le beurre était extrait des noix de karité. Puis, nous sommes allées aider les femmes à emballer les savons de karité. Nous avons évidemment fait des achats pour encourager les femmes, mais surtout, parce que ça sentait bon!
Après un petit lunch de tiga dégué (riz sauce aux arachides), nous sommes partis en sotrama en direction de Bamako. En chemin, nous avons dû arrêter sur le bord de la route car nous étions au milieu d'une espèce de tempête de vent et de pluie. Nous avons même vu des toits de chaume s'envoler au vent. Disons que c'était intense!
Arrivés dans le district de Bamako, nous avons pris un 2e sotrama pour aller au centre de Bamako. Comme c'était "l'heure de la descente" (l'heure de pointe), les sotramas en direction de Faladié Sema étaient tous bondés. On a fini par trouver un taxi pour Claudia et Katia, et Lucie, David et moi, avons pris un sotrama, bien entassés comme des sardines! Notre périple s'est donc terminé lorsque nous avons déposé notre petite bagage à la maison. Ce fut une aventure palpitante pour notre petit groupe qui sortait presque pour la première fois de l'enceinte de la capitale malienne!
Samedi le 30 mai
Nous sommes partis le matin en sotrama de la tour d'Afrique vers le centre-ville de Bamako pour prendre un second sotrama en direction de la route de Guinée. Nous sommes arrivés à Siby en fin de matinée et un monsieur bien gentil nous a conduit au campement Kamadjan pour qu'on puisse déposer nos effets et réserver nos chambres. Les gens du campement nous ont accueilli chaleureusement et nous ont fait visité les petites cases rondes en banco avec des toits de chaume. Nous avons choisi de prendre 2 cases qui avaient chacune 3 lits simples et des moustiquaires. Les douches et les toilettes étaient en plein air, c'est-à-dire sans toit! Sur le site du campement, il y avait également des plates-formes en bois pour installer des matelas et dormir à la belle étoile. Une fois nos bagages déposés, nous sommes allés au marché de Siby avec ses étalages de produits locaux, babioles de toutes sortes et tissus colorés. Le marché de Siby est en fait le plus grand marché de la région du Mandé.
Le Mandé est la terre natale du grand Soundjata Keita, fondateur de l'empire du Mali qui, dit-on, est disparu en 1255. Il se serait noyé dans le fleuve Niger et se serait ensuite réincarné en hippopotame, signifiant MALI en bambara. Le Mandé est aussi une région où sont exploitées les ressources aurifères. Ce sont principalement les Malinké, peuple d'agriculteurs et de chasseurs, qui habitent cette région assez fertile.
Après le marché, nous sommes allés faire une randonnée pour nous rendre à la grotte de Fanfaba avec un guide fort sympathique, Noumouké. Il nous a raconté l'histoire de la grotte dans laquelle coule perpétuellement une source d'eau. Au temps de la guerre avec les Peuls, les femmes et les enfants de la région se cachaient à l'intérieur de la grotte pour se protéger des attaquants. Les arbres camouflaient l'entrée de la grotte, ce qui la rendait invisible. Aussi, les pythons, oui, oui, les serpents..., protégeaient l'entrée de la grotte.
Au retour de la randonnée, nous sommes arrêtés au restaurant La Calebasse pour nous reposer et prendre des rafraîchissements. En fin de compte, nous sommes restés là toute la soirée et nous avons mangé un coucous aux légumes incroyablement bon! L'ambiance était extra: relaxe et agréable (avec un peu de musique). Seule chose, le service était très long... En effet, du moment où nous avons commandé à celui où nous avons reçu notre plat, 2 bonne heures se sont écoulées. Mais, l'attente en valait la peine... Puis, comme il faisait bien chaud dans nos petites cases au campement, nous avons été quelques-uns à dormir sous les manguiers et le ciel étoilé.
Dimanche le 31 mai
Nous nous sommes levés très tôt dimanche pour partir en randonnée avant que la chaleur ne s'installe. Nous avons déjeuné sur le bord de la route dans une "gargotte". Puis, nous sommes partis en randonnée botanique avec Noumouké jusqu'à l'arche de Kamadjan. Selon la légende, Kamadjan, qui était un guerrier de Soundjata Keita, aurait percé la montagne d'un coup de poing pour montrer sa force et son courage. Nous nous sommes aussi rendus à un endroit dans un contrefort de la montagne où des sacrifices d'animaux étaient et sont encore perpétrés, car les gens pratiquent encore les rites animistes. Le paysage si beau... comme en témoignent les photos que nous avons mises sur le blog.
Au retour de la randonnée, nous nous sommes reposés. Puis, nous sommes retournés au restaurant La Calebasse pour célébrer le 25e anniversaire de Claudia. Ce fut une soirée bien agréable! Cependant, au cours de la nuit, Katia et moi nous sommes faites réveiller par David qui a été malade à côté de nous. Il n'a pas été capable de se rendre à la toilette à temps! Beurk! Ce fut assez pour me donner mal au coeur à mon tour... mais mon estaomac s'est replacé et j'ai pu me rendormir. Par contre, au milieu de la nuit, j'ai été reveillée par des éclairs et le tonnerre qui semblaient se diriger vers nous. Nous avons alors rentré notre matelas et moustiquaire dans la case et avons tenté de dormir. Il faisait tellement chaud!
Lundi 1er juin
Après la nuit de sommeil chambardée par l'indigestion de David et l'orage qui se préparait à nous tomber sur la tête et qui, finalement est passée ailleurs, nous avons décidé de prendre la journée relaxe. David a dormi tout l'avant-midi et les filles ont jasé sous un manguier... C'était vraiment chill! Pendant que David dormait, nous sommes allées à La Maison du karité où nous avons vu comment le beurre était extrait des noix de karité. Puis, nous sommes allées aider les femmes à emballer les savons de karité. Nous avons évidemment fait des achats pour encourager les femmes, mais surtout, parce que ça sentait bon!
Après un petit lunch de tiga dégué (riz sauce aux arachides), nous sommes partis en sotrama en direction de Bamako. En chemin, nous avons dû arrêter sur le bord de la route car nous étions au milieu d'une espèce de tempête de vent et de pluie. Nous avons même vu des toits de chaume s'envoler au vent. Disons que c'était intense!
Arrivés dans le district de Bamako, nous avons pris un 2e sotrama pour aller au centre de Bamako. Comme c'était "l'heure de la descente" (l'heure de pointe), les sotramas en direction de Faladié Sema étaient tous bondés. On a fini par trouver un taxi pour Claudia et Katia, et Lucie, David et moi, avons pris un sotrama, bien entassés comme des sardines! Notre périple s'est donc terminé lorsque nous avons déposé notre petite bagage à la maison. Ce fut une aventure palpitante pour notre petit groupe qui sortait presque pour la première fois de l'enceinte de la capitale malienne!
mercredi 27 mai 2009
Mi-stage à Siby*
Demain, ce sera l'occasion de fêter la moitié de notre stage (et la fête à Claudia)!!! Yé!!!
Hé oui, ça fera 4 semaines demain que nous sommes sur le continent africain... 4 semaines à suer à grosses gouttes, mais aussi 4 semaines de découvertes fascinantes et/ou parfois choquantes!
Pour ce faire, nous allons passer la fin de semaine à Siby. Nous allons découvrir une autre réalité que celle de Bamako... Siby se trouve à 50 km de Bamako, au pied des monts mandingues... un environnement un peu plus sauvage que ce que nous avons l'habitude de voir... Nous aurons l'occasion de nous rendre à l'arche de Kamadjan: une montagne percée par le premier empereur de l'empire du Mali pour prouver son courage et sa force. Il paraît même que la nuit, les esprits des ancêtres de Siby se transforment en lions et viennent rôder autour de l'arche! Heureusement, il sont inoffensifs puisqu'ils sont à moitié humains...
En espérant que leur présence ne nous empêche pas de dormir... car nous irons camper on ne sait pas trop où, mais probablement à la belle étoile! Puis, nous aurons aussi l'opportunité de visiter le marché de Siby, le plus grand marché de la région du Mandé, où nous pourrons acheter de l'artisanat et des produits locaux.
Je vous reparlerai de notre aventure la semaine prochaine. Je voulais simplement vous mettre l'eau à la bouche pour que vous attendiez impatiemment un diaporama de photos de ce qui se passe dans le Mali plus profond!
Hé oui, ça fera 4 semaines demain que nous sommes sur le continent africain... 4 semaines à suer à grosses gouttes, mais aussi 4 semaines de découvertes fascinantes et/ou parfois choquantes!
Pour ce faire, nous allons passer la fin de semaine à Siby. Nous allons découvrir une autre réalité que celle de Bamako... Siby se trouve à 50 km de Bamako, au pied des monts mandingues... un environnement un peu plus sauvage que ce que nous avons l'habitude de voir... Nous aurons l'occasion de nous rendre à l'arche de Kamadjan: une montagne percée par le premier empereur de l'empire du Mali pour prouver son courage et sa force. Il paraît même que la nuit, les esprits des ancêtres de Siby se transforment en lions et viennent rôder autour de l'arche! Heureusement, il sont inoffensifs puisqu'ils sont à moitié humains...
En espérant que leur présence ne nous empêche pas de dormir... car nous irons camper on ne sait pas trop où, mais probablement à la belle étoile! Puis, nous aurons aussi l'opportunité de visiter le marché de Siby, le plus grand marché de la région du Mandé, où nous pourrons acheter de l'artisanat et des produits locaux.
Je vous reparlerai de notre aventure la semaine prochaine. Je voulais simplement vous mettre l'eau à la bouche pour que vous attendiez impatiemment un diaporama de photos de ce qui se passe dans le Mali plus profond!
mardi 19 mai 2009
Le dimanche à Bamako, c'est le jour des mariages...*
Un titre inspiré d'une chanson d'Amadou et Mariam: les mariages!
Le sujet du mariage peut paraître étrange, mais je trouve que c'est quelque chose de très culturel et qui est souvent abordé ici. Il existe encore des mariages forcés au Mali. Ces mariages se font surtout dans les villages plus reculés dans lesquels la tradition est encore très très forte.
Heureusement, les mariages plus heureux existent de plus en plus. Avant de se marier, les gens apprennent à se connaître. Puis, la proposition du mariage se fait assez rapidement lorsque la relation semble harmonieuse. Pour qu'un mariage soit valide, il faut se marier à la mairie. Mais, bien souvent on procède au mariage religieux en premier et ensuite au mariage civil.
Comme vous savez sans doute, la religion musulmane accepte la polygamie. Il est donc possible pour un homme d'avoir jusqu'à 4 femmes. Lors du mariage, la polygamie est acceptée ou refusée par le couple. Par exemple, ma soeur de famille est mariée depuis peu à un homme et elle est sa deuxième femme. Comme elle n'est pas encore mariée civilement, elle habite encore chez ses parents jusqu'à ce que le deuxième mariage ait lieu. En principe, pour qu'un homme puisse avoir plus d'une femme, il doit avoir beaucoup de moyens.
Lors de la célébration du mariage, les nouveaux mariés doivent aller fêter dans chacune des familles et dansent au rythme du balafon ou de la flûte (dépendemment de l'ethnie des mariés). Après la fête, les époux se retirent dans la chambre nuptiale pendant une semaine pour consommer leur amour! Au cours de cette semaine, le mari peut quitter pour aller travailler, mais la femme doit rester car elle reçoit des conseils d'une vieille femme sur la façon de gérer le ménage. On dit ici que la première personne qui met le pied à l'extérieur de la chambre est la personne qui mènera le couple... Ainsi, les hommes se précipitent vers la sortie au premier matin...
Pour terminer, la chanson d'Amadou et Mariam dit que le dimanche c'est le jour des mariages, mais il y en a aussi le jeudi... Peut-être aurai-je la chance d'assister à un mariage au cours du stage. Ce serait une belle expérience!
Le sujet du mariage peut paraître étrange, mais je trouve que c'est quelque chose de très culturel et qui est souvent abordé ici. Il existe encore des mariages forcés au Mali. Ces mariages se font surtout dans les villages plus reculés dans lesquels la tradition est encore très très forte.
Heureusement, les mariages plus heureux existent de plus en plus. Avant de se marier, les gens apprennent à se connaître. Puis, la proposition du mariage se fait assez rapidement lorsque la relation semble harmonieuse. Pour qu'un mariage soit valide, il faut se marier à la mairie. Mais, bien souvent on procède au mariage religieux en premier et ensuite au mariage civil.
Comme vous savez sans doute, la religion musulmane accepte la polygamie. Il est donc possible pour un homme d'avoir jusqu'à 4 femmes. Lors du mariage, la polygamie est acceptée ou refusée par le couple. Par exemple, ma soeur de famille est mariée depuis peu à un homme et elle est sa deuxième femme. Comme elle n'est pas encore mariée civilement, elle habite encore chez ses parents jusqu'à ce que le deuxième mariage ait lieu. En principe, pour qu'un homme puisse avoir plus d'une femme, il doit avoir beaucoup de moyens.
Lors de la célébration du mariage, les nouveaux mariés doivent aller fêter dans chacune des familles et dansent au rythme du balafon ou de la flûte (dépendemment de l'ethnie des mariés). Après la fête, les époux se retirent dans la chambre nuptiale pendant une semaine pour consommer leur amour! Au cours de cette semaine, le mari peut quitter pour aller travailler, mais la femme doit rester car elle reçoit des conseils d'une vieille femme sur la façon de gérer le ménage. On dit ici que la première personne qui met le pied à l'extérieur de la chambre est la personne qui mènera le couple... Ainsi, les hommes se précipitent vers la sortie au premier matin...
Pour terminer, la chanson d'Amadou et Mariam dit que le dimanche c'est le jour des mariages, mais il y en a aussi le jeudi... Peut-être aurai-je la chance d'assister à un mariage au cours du stage. Ce serait une belle expérience!
mardi 12 mai 2009
Diète malienne*
Voici un bref résumé de ma diète quotidienne:
Matin:
Oeuf frit
Croissant
Café instant Nescafé avec lait en poudre et sucre
Midi:
Variable, mais le plus souvent de la viande avec des pommes de terres frites ou bouillies
Bananes et parfois des mangues
Soir:
Encore des pommes de terre... le plus souvent frites... (je suis sur le bord de faire une overdose) avec du pain (pas trop Montignac!)
Salade (ah, ça c'est bon!)
Viande (à la semelle de botte)
Orangeade appelée sucrerie
Et parfois un fruit ou du duégué (sorte de pudding sucré fait à base de mil et de lait ou de yogourt)
Moi qui pensais manger du riz et du riz... je n'en ai presque pas mangé.
Matin:
Oeuf frit
Croissant
Café instant Nescafé avec lait en poudre et sucre
Midi:
Variable, mais le plus souvent de la viande avec des pommes de terres frites ou bouillies
Bananes et parfois des mangues
Soir:
Encore des pommes de terre... le plus souvent frites... (je suis sur le bord de faire une overdose) avec du pain (pas trop Montignac!)
Salade (ah, ça c'est bon!)
Viande (à la semelle de botte)
Orangeade appelée sucrerie
Et parfois un fruit ou du duégué (sorte de pudding sucré fait à base de mil et de lait ou de yogourt)
Moi qui pensais manger du riz et du riz... je n'en ai presque pas mangé.
mercredi 6 mai 2009
Première semaine à Bamako*
Les premières journées au Mali se sont très bien déroulées puisque nous avions la chance d'avoir l'air climatisé à l'hôtel et dans la voiture. Par contre, depuis mardi dernier, j'ai perdu ce luxe quasi essentiel... Il fait très chaud! La chaleur est difficilement supportable et me rend même malade. Je n'ai presque pas faim, j'éprouve certaines difficultés à digérer et je me sens faible et fatiguée. J'imagine qu'on peut s'habituer un peu à supporter cette température car ça doit faire des siècles que les Maliens vivent dans ce climat!
En résumé, la première semaine est celle de l'ADAPTATION. En effet, beaucoup de choses sont différentes du Québec. Que ce soit la nourriture, la religion, le respect de l'environnement, la famille, le rapport au temps, les salutations dans la rue ou l'utilisation des toilettes, il faut sans cesse s'adapter... Le processus est en cours...
En résumé, la première semaine est celle de l'ADAPTATION. En effet, beaucoup de choses sont différentes du Québec. Que ce soit la nourriture, la religion, le respect de l'environnement, la famille, le rapport au temps, les salutations dans la rue ou l'utilisation des toilettes, il faut sans cesse s'adapter... Le processus est en cours...
dimanche 26 avril 2009
Le journal de bord d'Élise !
Introduction du stagiaire :
Bonjour, je suis Elise! Je suis partie à l'aventure au Mali dans la ville de Bamako. Je suis venue ici pour vivre une expérience de groupe qui durera 2 mois et me permettra de découvrir une nouvelle culture.
Un mot pour te décrire ? Je suis une personne curieuse et parfois anxieuse. Je suis aussi quelqu'un de patient, ce qui me servira sûrement ici! J'aime aussi bien manger; je suis de nature gourmande...
Ce qui t'intrigue le plus à Bamako ? Comment les gens font-ils pour vivre et travailler avec cette chaleur????
Objectif personnel en lien avec le stage Ce stage est pour moi l'occasion de partager mes connaissances en santé communautaire et apprendre de l'expérience des autres. C'est aussi une occasion de confronter mes valeurs personnelles à celles d'une autre culture.
Mon nom malien Salimata Sangaré, alias Sali
PHOTO
Cliquez ici pour accéder à tous mes messages
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Bonjour, je suis Elise! Je suis partie à l'aventure au Mali dans la ville de Bamako. Je suis venue ici pour vivre une expérience de groupe qui durera 2 mois et me permettra de découvrir une nouvelle culture.
Un mot pour te décrire ? Je suis une personne curieuse et parfois anxieuse. Je suis aussi quelqu'un de patient, ce qui me servira sûrement ici! J'aime aussi bien manger; je suis de nature gourmande...
Ce qui t'intrigue le plus à Bamako ? Comment les gens font-ils pour vivre et travailler avec cette chaleur????
Objectif personnel en lien avec le stage Ce stage est pour moi l'occasion de partager mes connaissances en santé communautaire et apprendre de l'expérience des autres. C'est aussi une occasion de confronter mes valeurs personnelles à celles d'une autre culture.
Mon nom malien Salimata Sangaré, alias Sali
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